Enlèvement des enfants d’Élie Kamano : l’OGDH alerte sur les dérives sécuritaires et exige l’ouverture d’une enquête

L’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) hausse le ton face au climat sécuritaire jugé inquiétant en Guinée. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 18 novembre 2025, elle exprime sa profonde préoccupation suite à l’enlèvement des enfants de l’artiste et homme politique Elie Kamano.

Cet acte, perpétré par des individus non identifiés, vient s’ajouter à une série de cas d’intimidation visant des voix critiques du régime et leurs proches. Pour l’OGDH, il s’agit d’un signal alarmant de la dégradation des libertés publiques dans le pays.

« L’OGDH exprime sa vive préoccupation face à la persistance de pratiques d’intimidation, d’enlèvements et d’atteintes à la sécurité, visant principalement des voix dissidentes ou les membres de leur famille, dans un contexte déjà marqué par une dégradation préoccupante des libertés publiques », dénonce l’organisation dans sa déclaration.

Rappelant les engagements de la Guinée en matière de respect des droits humains, tant sur le plan international que national, notamment à travers les articles 8, 9 et 10 de la nouvelle législation, l’OGDH appelle les autorités judiciaires « afin qu’elles engagent sans délai une enquête sérieuse, impartiale, en vue de faire toute la lumière sur l’enlèvement des enfants de Monsieur Elie Kamano, ainsi que sur toute autre affaire similaire ; exige des autorités compétentes qu’elles communiquent régulièrement et avec transparence sur l’état d’avancement des enquêtes concernant toutes les autres victimes de ces pratiques, contraires aux principes de l’État de droit ; rappelle l’obligation de l’État de garantir la sécurité de toutes les personnes vivant en Guinée dans le respect des lois et règlements en vigueur », a souligné l’OGDH

Pour finir, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) réitère son engagement « indéfectible » en faveur de la promotion et de la protection des droits et libertés fondamentaux en Guinée, et « demeurera vigilante quant à l’évolution de cette affaire »

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