Résultats du RGPH4 : la Guinée compte désormais plus de 17 millions d’habitants

CONAKRY – La Guinée vient de franchir un cap démographique majeur. Les résultats préliminaires du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) ont été rendus publics ce mercredi 25 février 2025.

Selon les résultats, la population résidente de la s’élève à 17 521 167 habitants, soit plus du double qu’il y a une décennie.

Ces nouvelle données font apparaître une croissance démographique soutenue, avec un taux d’accroissement annuel moyen estimé à environ 3,1 % depuis 2016.

L’analyse des chiffres met en évidence une population jeune et majoritairement féminine. Les femmes représentent 51,8 % de l’ensemble, soit une majorité légère mais constante, contre 48,2 % d’hommes.

La Guinée affiche aussi une moyenne d’âge nationale de 22,2 ans, traduisant une jeunesse très prononcée. 43 % des habitants ont moins de 15 ans, tandis que 79 % ont moins de 35 ans.

Sur le plan géographique, la répartition de la population présente des disparités marquées entre les régions administratives. La région de Kankan s’impose comme la plus peuplée avec 4 110 215 habitants, dépassant pour la première fois la capitale.
Conakry arrive en deuxième position avec 3 407 327 habitants. Viennent ensuite Nzérékoré (2 481 986) et Kindia (2 275 620) habitants.

Les autres régions : Boké (1 628 656), Faranah (1 460 931), Labé (1 239 897) et Mamou (916 535), ferment le classement national.

La densité moyenne nationale est estimée à 71 habitants par kilomètre carré, mais elle varie fortement selon les zones. La capitale concentre une densité urbaine beaucoup plus élevée que les autres régions.

Le RGPH-4 dévoile également des dynamiques d’urbanisation et d’habitat importantes : 61,3 % de la population vit en milieu rural, tandis que 38,7 % résident en zone urbaine, signe d’une urbanisation progressive qui accompagne la croissance.

Les autorités ont souligné l’importance de ces données comme base de planification pour les prochaines années notamment pour l’éducation, la santé, l’emploi et l’aménagement du territoire dans un contexte où la pression sur les services sociaux et les infrastructures reste forte.

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