Conakry – Le Syndicat National de l’Éducation (SNE), dirigé par son secrétaire général Michel Pépé Balamou, a fait savoir qu’une assemblée générale de l’intersyndicale de l’éducation se tiendra le samedi 11 avril 2026 à la bourse du travail. Cette initiative intervient après plusieurs mois d’impasse dans les discussions avec les autorités guinéennes.
D’après Michel Balamou, cette convocation répond à une forte pression exercée par la base syndicale. « Vous savez, la base réclame et exige ce qu’on a en grève depuis quelques moments et nous sommes même insultés via les réseaux sociaux. Et c’est pourquoi, sous la pression, nous sommes obligés de convoquer cette assemblée nationale générale du 11 avril à la bourse du travail à partir de 12 heures », explique-t-il.
Le SNE prévient que l’absence de réponse favorable du gouvernement pourrait entraîner le déclenchement d’une grève générale dès le lundi 13 avril sur toute l’étendue du territoire. » Si toutefois la base décide qu’on aille en grève, dès lundi prochain, rassurez-vous que l’intersyndicat va déclencher une grève générale »
Cette mise en garde intervient à un moment sensible, marqué par la proximité des élections législatives et communales ainsi que des examens nationaux. Le gouvernement avait pourtant été sollicité depuis plusieurs mois afin de respecter le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026. Selon Michel Pepe Balamou, « depuis janvier, février, mars, ça fait trois mois qu’on est en train de courir après le gouvernement. À partir du niveau du CNDS, d’un même comité de suivi, nous avons privilégié le dialogue, la compromission. Nous avons été très patients. Mais nous avons pensé que le gouvernement allait mettre ce temps mort là à profit pour pouvoir évacuer ».
Pour finir, le responsable syndical appelle à l’implication des acteurs sociaux et religieux afin de prévenir une crise. « Après ces derniers jours, nous allons interpeller la conscience nationale, notamment l’archiveur de Conakry, le premier imam, le conseil national des organisations de la société civile, l’association des parents d’élèves, et tous les acteurs sociaux à s’impliquer davantage auprès du gouvernement pour nous éviter une crise inutile à la veille des consultations nationales et locales, et des examens nationaux », a-t-il lancé.