Élections du 31 mai : la DGE met en garde les candidats issus de l’administration publique

Conakry – À quelques semaines des élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026, la Direction Générale des Élections (DGE) hausse le ton à l’endroit des hauts responsables de l’État engagés dans la course électorale. Dans un communiqué rendu public ce 8 mai 2026 à Conakry, l’institution électorale appelle les candidats concernés à respecter strictement les dispositions du Code électoral relatives aux incompatibilités de fonctions.

La DGE s’adresse notamment « aux Présidents et Vice-présidents des Institutions de la République, aux membres du Gouvernement, ainsi qu’aux Secrétaires généraux et Directeurs généraux des départements ministériels candidats aux élections législatives et communales ».

Selon l’organe chargé de l’organisation des élections, les responsables publics visés doivent impérativement se conformer aux exigences prévues par la loi avant la validation de leur candidature. « Conformément aux articles 156 et suivants du Code électoral relatifs aux élections législatives, ainsi qu’aux articles 235 et suivants concernant les élections communales, les responsables publics concernés sont tenus, avant la validation de leur candidature, soit de démissionner de leurs fonctions, soit de se placer dans la situation administrative prévue par la loi », précise le communiqué.

Mais la DGE insiste sur un point essentiel : la démission administrative ne suffit pas à elle seule. L’institution souligne que cette obligation implique également « la cessation effective de toute activité liée aux fonctions précédemment exercées ».

La Direction Générale des Élections interdit notamment « l’occupation des bureaux administratifs », « l’utilisation des moyens matériels, logistiques et humains de l’État », « la tenue de réunions de service », ainsi que « l’usage des attributs, privilèges et facilités attachés aux fonctions quittées ».

Cette mise au point intervient alors que la DGE affirme avoir constaté certaines irrégularités. « Il a toutefois été constaté que certains candidats, bien qu’ayant officiellement démissionné, continuent d’utiliser les locaux et infrastructures de leurs anciens services et d’agir publiquement comme s’ils étaient toujours en fonction », déplore l’institution.

Pour la DGE, de tels comportements sont contraires aux principes fondamentaux du processus électoral. Elle rappelle que « de telles pratiques constituent une violation manifeste de l’esprit et de la lettre du Code électoral », dont l’objectif est « de garantir l’égalité entre les candidats, la neutralité de l’administration publique et la sincérité du scrutin ».

L’organe électoral met également en garde contre toute utilisation des ressources de l’État à des fins politiques. « Les ressources publiques, les administrations et les institutions de l’État ne sauraient, directement ou indirectement, servir de cadre ou de support à des activités de nature à créer une confusion entre l’exercice des fonctions publiques et la compétition électorale », souligne le texte.

S’appuyant sur les articles 330 et 341 du Code électoral, la DGE rappelle qu’elle est chargée de veiller au respect strict des dispositions légales et réglementaires en matière électorale. Elle invite ainsi « tous les candidats concernés à se conformer sans délai aux prescriptions en vigueur ».

L’institution prévient enfin que « tout manquement constaté pourra entraîner les conséquences prévues par les lois et règlements en vigueur, sans préjudice des poursuites ou mesures administratives qui pourraient être engagées par les autorités compétentes ».

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