Alors que les discussions sur la crise sociale dans le secteur éducatif entre le Syndicat des enseignants et le gouvernement, s’ouvrent ce lundi 17 novembre 2025, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG) a choisi d’apaiser le climat social.
Dans une note circulaire rendue publique, la centrale syndicale a demandé à l’ensemble de ses structures affiliées (public, mixte, privé et secteur informel), de suspendre tout mot d’ordre de grève jusqu’au 31 janvier 2026.
Selon l’USTG, de nombreuses revendications professionnelles sont actuellement en discussion dans divers secteurs. Le Bureau exécutif national reconnaît des « revendications légitimes » exprimées par les travailleurs, portant principalement sur l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Plusieurs négociations seraient déjà engagées au sein d’entreprises et de sociétés publiques, souvent dans un climat de tension mais « dans le respect des lois de la République », souligne la note.
Sur le terrain, les délégués syndicaux disent constater une attente grandissante des salariés, parfois impatients face à la lenteur des avancées. Mais la direction de l’USTG, tout en félicitant « le souci constant de défendre le travail et les travailleurs », appelle ses représentants à maintenir le processus de dialogue. La centrale insiste sur un « sens élevé de responsabilité » afin de ne pas aggraver la situation nationale.
Cette décision de suspendre les grèves s’expliquerait par la volonté de préserver la quiétude sociale, alors que le pays traverse une période sensible. L’USTG promet un soutien « responsable et déterminé » à l’ensemble de ses structures et dit compter sur elles pour appliquer strictement cette directive.
Ci-dessous la note circulaire :
