Guinée : le Ghana ouvre des discussions pour récupérer la maison de Kwame Nkrumah à Conakry

Le Ghana a ouvert des pourparlers avec la famille du premier président guinéen Ahmed Sékou Touré, pour acheter la maison où le président fondateur du Ghana, Kwame Nkrumah, a vécu ses dernières années d’exil en tant que coprésident d’honneur de la Guinée, avec l’ambition d’en faire un site patrimonial dédié à sa mémoire et à l’idéal panafricain.

Selon plusieurs sites d’information ghanéens, cette initiative, portée par le président John Dramani Mahama, vise à transformer la résidence en un espace historique, éducatif et culturel, ouvert au public, retraçant la trajectoire politique et intellectuelle de l’un des pères du panafricanisme.

D’après ces médias, des discussions ont été ouvertes entre les autorités ghanéennes et la famille de feu Ahmed Sékou Touré afin de trouver un accord sur la reprise de cette propriété, située à Conakry, où Nkrumah avait trouvé refuge après son renversement en 1966.

L’initiative aurait été lancée sur instruction du chef de l’État ghanéen, avec pour objectif de préserver l’héritage du fondateur de la nation ghanéenne et de valoriser ce lieu chargé d’histoire à des fins de mémoire et de tourisme.
Toujours selon les sources médiatiques ghanéennes, le ministère des Affaires étrangères du Ghana pilote les négociations et travaille avec des spécialistes de la conservation du patrimoine afin d’évaluer l’état du bâtiment et de définir un programme de rénovation.

Le projet consisterait à faire de la résidence un espace muséal retraçant le parcours de Kwame Nkrumah, depuis son rôle central dans l’indépendance du Ghana jusqu’à son exil en Guinée, où il avait été nommé coprésident par Ahmed Sékou Touré, dans un geste politique fort de solidarité africaine.

Figure emblématique du panafricanisme, Nkrumah avait quitté le Ghana à la suite du coup d’État militaire de février 1966. Il vécut principalement à Conakry avant de se rendre en Roumanie pour des soins médicaux, où il est décédé en 1972.

Les autorités ghanéennes n’ont pas encore communiqué officiellement sur le calendrier ou les modalités précises du projet, mais les médias locaux évoquent une volonté de faire de ce lieu un symbole partagé de l’histoire politique entre Accra et Conakry.

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