Mort d’un ressortissant guinéen en Belgique : Conakry dénonce un usage excessif de la force et exige des sanctions

Le gouvernement guinéen à travers une déclaration rendue publique, a fermement réagi à la mort d’Adama Condé, 34 ans, abattu par la police à Namur, en Belgique, lors d’une intervention impliquant quatre agents. Il a dénoncé un recours « disproportionné » à la force et réclame une « enquête indépendante, transparente » ainsi que des « sanctions » contre les auteurs.

Dans sa déclaration, le ministre Morisanda a rappelé que la protection des Guinéens établis à l’étranger constitue « la priorité des priorités » de la diplomatie conduite sous l’autorité du président Mamadi Doumbouya.

Selon Dr Morisanda Kouyaté, des instructions ont été immédiatement transmises à l’ambassade de Guinée à Bruxelles afin d’élaborer un rapport détaillé sur les circonstances du drame, un document « corroboré » par les premiers éléments communiqués par le parquet belge.

Si l’enquête suit encore son cours, Conakry considère d’ores et déjà que « l’usage d’armes à feu par quatre agents pour maîtriser un seul individu ne saurait, en l’état, être considéré comme une nécessité absolue », pointant un recours létal jugé injustifié.

Tout en rappelant que les relations entre la Guinée et la Belgique reposent sur « un modèle de coopération bilatérale reconnu », les autorités guinéennes ont condamné « sans ambiguïté cette tragédie » et exigé que « les auteurs soient traduits devant les juridictions compétentes et sanctionnés à la hauteur de leurs responsabilités ».

Par ailleurs, le gouvernement a présenté ses condoléances à la famille d’Adama Condé et à l’ensemble de la Nation, qualifiant l’incident d’« assassinat ». Il s’est engagé à « faire toute la lumière » sur l’affaire.

Le ministère des Affaires étrangères a enfin annoncé que le rapatriement de la dépouille aura lieu « dès la clôture de l’enquête en cours ».

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